mercredi, décembre 10

Raphaël (1959-1984) (1990-)

Toi, à jamais présent, qui sied au vaste ciel.

Soufflé par une bourrasque un matin de printemps,
Dévasté par le choc, ses frères en pleurent encore.
Depuis, son image grave l’héritage du présent
Par le nom par le sang, non ton cœur n’est pas mort.

Dauphin de ton sourire, survivant du passé,
La volonté du père enflamme l’amour du fils,
Le poids devient devoir, feu de moralité.
Par respect et honneur, même si la mémoire glisse.

Bouclier de courage, art avant tout les tiens.
Toi. Fantôme et chimère, le héros disparu.

Ce jour prie ton souvenir comme celui de demain.
Tu fus humble au veston, mais prince de la rue.

Âmes liées par l’histoire, je te salue Raphaël.


1 commentaire:

  1. Par une matinée d'errance sur mon frêle ordinateur, me voilà confrontée à un changement de titre surprenant... Presque terrifiant.

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