mardi, novembre 11

Innocence de l'enfance

Elle court, la petite, ses minuscules pieds nus

Dans l’herbe mouillée de la rosée matinale encore.

Laissant ses mains flotter dans l’air, sans retenue,

Entre les blés elle s’évade et rêve de trésors.

L’esprit vagabond, la petite, les yeux fermés

Pas le moindre bruit, sinon celui là qu’elle connait

La couleur des colzas, dans ses boucles abritée

Et la douceur de l’endroit, où toujours elle renait.

Lourde, triste campagne, esseulée quand elle va,

Car elle grandira, la toute petite, et elle suivra la troupe,

Sans un semblant de regard en arrière sur la route.

Mais au fond d’elle toujours elle gardera,

Le souvenir sublime des champs au lever du jour

Le sentiment intime, d’un nécessaire retour.

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