Qu'adviendrait-il de ceux qui toujours suivirent si un jour je passais outre ?
Qu'adviendra-t-il de ceux qui toujours suivirent si un jour je trépasse. En outre
je crois que jamais le passage ne s'ouvrira vers les blancs infinis du mouvement libre.
Tout porte à croire que mes cris crachés à la face du monde ne sont que murmures à l'oreille de l'homme sourd et aveugle qui guide.
Me débattre pour me complaire dans l'expression de ma folie - n'est elle qu'une illusion ? - et courir seul dans les rues de nos vies, tachant de croire qu'un jour peut-être la rue finira et que devant ma vue s'étendra, à sa perte, les horizons dorés de trajectoires diverses qui toutes suivraient les directives de mon esprit quant à leur perspective.
Mon coeur tend à celles-ci, aussi je cours
en rond.
S'arrèter un jour et s'assoir pour contempler le temps perdu ?
Ou bien l'éternité n'est-elle pas de trop pour le repos d'un long combat pour vivre libre.
Je ne sais mais je cours ; en cela mon esprit s'active et se prépare à ce qu'il ignore, ténébreuses interstices d'un avenir sans nom et sans visage.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire