mardi, novembre 11

Famine à quatre.

Le voleur de feu, cent ans d'âge fulmine dans ses appartements
Une femme est venue, toquer à la porte, une femme aux mains rougies par le froid de novembre. Quelque bibelot qu'elle ose frôler se transforme en lumière aveuglante.
Dans une chambre moite, innondée de lueur chaude, mandarines allumées, ils volent au néant des images portées sur trois écrans vivants. Il faut multiplier les clichés pour mettre le monde miniature en mouvement. univers cinématographique dans lequel à notre tour nous devenons images pixellisées qu'un oeil inconnu observe et perce à jour. L'impression persistante que nous appartenons enfin au monde. Que les sociétés ne sont pas des concepts vides mais des espaces ou enfin nous pouvons déployer nos songes et tendre le fil d'une existence fragile.

l'Angoisse et les Palabres sont une foi qui vaut tous les monothéismes.

1 commentaire:

  1. Description, analyse, évocation, fuite, espace. sans vouloir théoriser j'ai vraiment l'impression que tu as une démarche récurrente. C'est là ou entre en jeu la façon dont ton esprit s'organise, réagit face à la pensée. Tu n'apprivoises pas l'image, tu la bouscules mais tu ne la transformes pas. Tu lui donnes l'occasion de se révéler par elle-même, grâce aux différentes positions avec lesquelles tu joues dans ta description.
    Et puis le dérapage tu perds le texte des mains qui s'échappent et vole seul, pour un résultat souvent surprenant.

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