mardi, novembre 11

Gnose

Seule la réalité peut mourir. Les rêves demeurent immortels, immatérialisables. Les gris hétérogènes déambulent en deça des couleurs.

Magnificence des lueurs.

Poètes, fustigent la morale, qui meurt, les terrestres surrabondent, balbutient d'autres prières. Tant de vides inachevés. Tant de fenètres qui baignent de ténèbres.

Magnificence des lueurs.

L'éloge des pauvres les tendances vers et autres espoirs, autres babioles bien naïves -oubliés. Tu n'existes pas. Ta plus grande chance est de ne pas mourir. La fiction reste en suspent. Mais nous, sentons le poids du monde et de la haine, la pesanteur toujours plus féconde et les efforts renouvellés pour vivre moins vainement. Magnificence des bruits, des chaos festifs, des étincelles qui sont l'ardeur de vivre, de vaincre la facilité d'une commode croyance. Magnificence des lueurs sombres virulentes, des jours et de la nuit éternelle. Nous savourons ensemble les shèmes de la psychée, nous les glorifions, au risque d'oublier la douleur d'être là. La vie, en elle, s'efface. La vie seule est mortelle.

Elle ne nous suffit pas, nous qui dévorons le cosmos jusqu'à l'évanouissement.

1 commentaire:

  1. Comme quoi il faut croire que le temps est au refrain. Forme intéressante, à mon avis complètement arbitraire. Me trompai-je? Cela dit de bonne facture, ambitieux.

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